Claire Lecoeuvre raconte les ateliers d'écriture au sein des Ideas Box au Burundi

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Claire Lecoeuvre, journaliste de 27 ans, raconte les ateliers d'écriture qu'elle anime au Burundi au sein des Ideas Box du Burundi.

 

Claire Lecoeuvre est arrivée le 4 janvier 2015 au Burundi pour mettre en place des ateliers d’écriture au sein des Ideas Box des camps de Kavumu et de Bwagiriza.

Elle nous en dit plus sur son projet.

Mon projet et association, l’Ecole de l’imaginaire, est de mettre en place des ateliers d’écriture pour les enfants. Le but est de leur permettre de développer leur imagination par les mots et par la création d’histoire pour exprimer leur ressenti. C’est une sorte d’exutoire.

J’écris beaucoup pour mon travail et pour moi. C’est de là qu’est né mon projet. L’écriture m’a beaucoup aidé comme moyen d’expression et pour dépasser les difficultés dans ma vie. Par ailleurs, faire des ateliers d’écriture en tant que bénévole à Bibliothèques Sans Frontières à Paris m’a fait réaliser l’importance d’écrire des histoires imaginaires ou personnelles. Pour les personnes en difficulté sociale, le fait d’écrire rendait leurs problèmes concrets, ce qui les touchait. C’était pour eux extrêmement important.

Ce bénévolat m’a donné envie de continuer dans des contextes de crise. C’est là que j’ai découvert les Ideas Box au Burundi, qui représentaient un environnement favorable pour créer ces ateliers. Je cherchais à travailler dans des contextes différents.

Faire échanger entre des enfants français, burundais et haïtiens est intéressant. Les enfants français s’ouvrent à d’autres situations et les enfants congolais apprécient de savoir que des enfants leur ont écrit des textes.

Dés le début, beaucoup ont voulu participer aux ateliers, même les adultes. Jusqu’à présent, ils ont été très motivés et impliqués. Les enfants ont écrit des textes sur des thèmes qu’ils ont eux même choisi (l’amour, la guerre, la famille…). Cela laisse présager de bonnes histoires et discussions à venir.

J’espère que quelques enfants se diront qu’ils pourront continuer à utiliser l’écriture comme moyen d’expression et créer des choses, de belles choses.

Depuis que je suis au Burundi, j’accorde plus d’importance à la beauté des mots, qui permettent de retranscrire des émotions qui ne s’expriment pas à l’oral. C’est magnifique de créer avec seulement quelques mots.

A la fin des séances, je souhaite avoir des histoires écrites par chaque enfant. Je souhaite qu’ils aient appris du vocabulaire et qu’il aient appris à structurer davantage leurs pensées, autant pour la compréhension du texte que pour les sentiments exprimés.

L’un des buts de mon projet est d’avoir des textes de trois cultures différentes et pouvoir créer des échanges au-delà de ces ateliers une fois mon projet terminé. Mon objectif est aussi de former des animateurs pour qu’ils puissent à leur tour créer des ateliers d’écriture.